Mes pas résonnent sur les pavés...
Je marche tOut en sachant ce qui est arrivé.
Tu as eu le malheur de monter ces escaliers...
. . . Et d'en tOmber!
Tout le mOnde sors de l'église,
Je le regrette un peu mais mOi je n'y étais pas.
Et quOi qu'On en dise...
Toi je ne te connaissais pas.
Le hasard, même si je n'y crois pas,
A fait que je me trouvais là...
Lorsqu'ils pOrtaient tOn corps vers tOn nOuvel habitat,
Puisque tOn esprit est déja bien au-delà.
Cette scene je l'ai déja vécu...
Il y a quelques années de ça,
J'étais une des petites filles qui pleurent dans la rue,
Sans même savOir pourquOi.
Elles ne te connaissent pas...
Et ne pleurent pas pour tOi...
Elles pleurent parce que c'est dure,
De vOir leur copine restée seule.
Et au fOnd elles t'en veulent.
Car elles imaginent ce qu'elle endure...
Et chaque fOis qu'elles la regarderont,
Elles la vérOnt comme fOrte,
Parce qu'elle tient le cOup...
Et c'est ça qui compte après tOut : qu'elle l'emporte!
A travers elle tu seras tOujOurs là.
Petit à petit elle se remettra.
Elle recommencera à rire,
Et on y reconnaitra tOn sOurire.
Ta fille sera encOre là...
Pour ta mémoire,
Et quand on la regardera...
Tu sortira un peu du noir.
